Mise en place de l'audit porc

Accompagnement des agriculteurs en difficulté

Au profit des Chambres d'agriculture,une enveloppe de 800 000 € échappe aux éleveurs de porcs

- Communiqué de presse du 21/12/2010 -

C'est avec effarement que la Confédération paysanne des Côtes-d'Armor apprend le déblocage d'une enveloppe de 800 000 € pour accompagner les agriculteurs de porcs les plus en difficulté (cf Ouest-France des 10 et 18/12/2010). Alors que les difficultés financières de ces derniers n'ont de cesse de s'accentuer avec la flambée du prix des céréales, nous déplorons que ces fonds ne seront pas à destination des éleveurs, mais au bénéfice des quatre Chambres d'agriculture bretonnes qui en profitent pour se refaire une santé financière. Une telle man?uvre est d'autant plus révoltante que ces fonds proviennent d'un reliquat d'une enveloppe affectée aux aides à l'installation des jeunes agriculteurs? Il s'agit d'une restructuration de la filière porcine dans laquelle les éleveurs, seule variable d'ajustement, en seront les victimes.

Nos interrogations sont multiples :

  • Comment peut-on admettre qu'une enveloppe destinée aux jeunes agriculteurs puisse aller au bénéfice d'une organisation agricole ?
  • Comment peut-on justifier que ces 3-4 jours d'audit permettront de sauver les maisons d'habitation, alors que pas un seul centime n'est destiné aux éleveurs ?
  • Comment peut-on accepter ce financement de repérage alors que les situations des éleveurs sont connues par les centres de gestion ?
  • Comment peut-on justifier une prise en charge d'un audit alors qu'une aide de 300 € par dossier peut déjà être versée via le dispositif Dacsagri (procédure simplifiée pour les agriculteurs en difficulté ? 422 dossiers éligibles en 2010) ?
  • Comment peut-on accepter ce financement à l'heure où l'association Solidarité paysans Bretagne, qui effectue depuis de nombreuses années un travail d'accompagnement reconnu auprès d'agriculteurs en difficulté, voit certaines de ses subventions mises à mal et risque à terme de procéder à un licenciement au sein de son équipe composée de 5,8 salariés équivalents-temps plein ?